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Revenir au site du Corsica Triathlon Club d'Ajaccio 01/12/2011 Et vous savez quoi ? Jamais avant cette remarque il
m’était venu à l’idée que certains enfilaient des bas de compression en pensant
que cela leur permettrait de gagner en vitesse. Cependant, à mon avis, ils
possèdent d’autres vertus intéressantes.
Lorsque j’ai repris doucement la course à pied, j’ai continué
pendant plusieurs mois à porter ces bas de contention mais sous mon collant
d’hiver parce qu’à l’époque, être vu avec ceux-ci, c’était vraiment la honte ! Après
plusieurs semaines, la course ne posait plus de problèmes mais il était
recommandé de les porter le plus longtemps possible. J’ai eu
l’idée de découper mes grandes chaussettes médicales et d’enlever la partie du
pied. Cela faisait des manchons qui me permettaient de mettre de bonnes
chaussettes de course et, rendait le tout plus confortable et plus facile à enfiler.
Cela n’a duré que 6 mois, l’été revenu les bas ont disparu…
20 ans plus tard, les varices ont réapparus probablement accentuées par les chaleurs corses. En 2007, lors de ma première année
au sein du Corsica Triathlon Club, la déformation des veines étaient devenues
telles qu’une simple chute en vélo ou en "trail" aurait pu devenir dramatique, en
cas de coupure. Pour me protéger, pour masquer ces vilaines boursouflures et
pour soulager un mollet gauche qui était souvent dur et sensible, j’ai repensé
aux bas de contention. En surfant sur le net, j’ai découvert un site où
Zidane faisait la promo de bas de compression appelés « Booster».
Génial, le ridicule ne tuait plus… en tous
cas dans ce domaine !
![]() J’ai
immédiatement commandé et porté ceux-ci toute la saison 2007 jusqu’à
l’inévitable
seconde opération en fin d’année. Celle-ci était nécessaire plus pour
un
souci de sécurité (risque de coupure, déchirure d’une veine) que de
confort,
car depuis que je portais les manchons de compression à l’entrainement
et en dehors, je ne connaissais plus de désagréments. L’opération à la
clinique du Golfe d’Ajaccio s’est bien passée. Une semaine après, je
courrais déjà, en appliquant le même protocole que précédemment.
Début janvier, je me suis mis en tête de préparer le marathon
d’Ajaccio (fin mars) pour fêter mes tous nouveaux mollets. Je me suis
alors
intéressé de plus en plus à ce type de compression et j’ai testé de
nouvelles
marques : Cep, Sigvaris, skins, 2XU, et Compressport. Avec ces
derniers, j’ai couru et remporté (faute de concurrence !)
l’édition 2008 du marathon
d’Ajaccio. A la remise des prix, j’ai eu droit à une très bonne
Félix-citation
« Dominique, tu as de beaux bas blancs, est-ce qu’ils font les
mêmes pour
les hommes ? ». Quittons la préhistoire… depuis, et surtout
grâce au triathlon, il n’y a plus une course où l’on ne les voit,
avant,
pendant, ou après.
Vous l’aurez compris, à l’origine de la mode des bas de
compression, il y a une théorie et surtout une pratique médicale : La
contention. Pour faire simple : en enfilant des bas horribles, hyper serrants
et inconfortables, on réalise une
compression sur les veines peu profondes, coincées entre les muscles et la
peau. La pression sanguine dans celles-ci augmente et cela facilite le retour
du sang vers le coeur tout en empêchant leur dilatation excessive synonyme de
déformation (varices).Mais attention, si on compressait trop, on pourrait (théoriquement) nuire à la circulation, ce qui vous l’imaginez bien ne serait pas bon du tout. Pas de panique, cela ne risque pas d’arriver dans nos mollets car notre réseau veineux est composé d’un grand nombre de tuyaux d’arrosage et seuls ceux en surface (les visibles) pourraient être « bouchés ». Compresser ce n'est pas garrotter. Les différents fabricants, se sont décarcassés pour nous offrir des bas qui compressent "idéalement", "intelligemment", "parfaitement", "adaptative-ment"… et j’en passe. Tout cela pour dire que vous ne risquez rien à les porter. Alors, est-ce que c’est vraiment utile ? Ma réponse, c’est… ça dépend pour qui et pour quoi ? Si vous avez quelques soucis, notamment si vous avez souvent des crampes ou êtes sujets aux varices, je vous suggère vivement d’essayer de les porter, sinon pendant l’effort, les 2 heures qui suivent (caché sous le pantalon si vous avez encore honte !). Ainsi vous pourrez vous faire votre propre opinion. Depuis 4 ans de pratique du triathlon, j’ai également constaté quelques "effets secondaires" procurés par certains bas de compression. Je parlerai de ceux que j’ai adopté depuis le début et donc que je connais le mieux : les Compressport. Ces remarques n’engagent que moi, et j’insiste sur le fait qu’elles découlent essentiellement d’un entrainement orienté « longue distance ».
Malheureusement, je n’ai jamais remarqué dans mes entrainements chronométrés - de type fractionnés - que le port ou non de bas de compression me permettait d’aller plus vite. "Hé Jo !", ton affirmation est donc manifestement vraie. Cependant, ils me permettent d’éviter douleurs et petites blessures au quotidien, je peux donc repartir sur de bonnes jambes à chaque entrainement, et ceci est une des clefs pour la progression et… le plaisir ! Amusement
et
prudence !
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