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Revenir au site du Corsica Triathlon Club d'Ajaccio 30/11/2011 Cette saison à la
sortie de l’hiver, j’ai
expérimenté pour vous (mais involontairement) une nouvelle sensation en
triathlon : « les crampes »...
« Crampe : contraction involontaire, douloureuse et de courte durée. Spasme : crampe prolongée empêchant le muscle de se relâcher. » (e-sante.fr)
Je vais donc vous faire part de mes recherches sur le sujet (merci aux athlètes qui, soit via le net, soit dans la vraie vie, communiquent leurs expériences). Cela m’a permis de trouver l’origine de mes spasmes et donc de trouver des solutions pour les éviter. Mais attention, je ne suis pas médecin et je n’ai pas trouvé la recette miraculeuse ! N'oubliez pas que chaque athlète est unique. Ce qui est un problème pour vous ne l’est pas nécessairement pour un autre. Il en est de même pour les remèdes et solutions. En tous cas, jetez un œil pour voir si l'une ou plusieurs des remarques ci-dessous ne vous concerneraient pas.
1. Une
condition physique trop faible A mon
avis, probablement la vraie cause « numéro
1 » des crampes. Une « mauvaise » condition physique
signifie une
préparation à l’effort d’endurance inadaptée (relief, conditions météo,
matériel,…) mais aussi une préparation avec des allures trop faibles
par
rapport à celles que vous vous imposez en course ou lors d’une sortie
plus intense. 2. Les carences
en électrolytes Le terme
«électrolytes» comprend sodium, magnésium, potassium
et calcium. Depuis longtemps la plupart des médecins du sport pensent
qu’une
alimentation pauvre en magnésium et /ou en potassium, peut provoquer
des
crampes. Chercher à consommer des aliments riches en magnésium et en
potassium (bananes,
abricots secs, amandes,… ) peut éventuellement résoudre vos problèmes
de crampes. Certaines personnes recommandent de boire beaucoup de boissons riches en électrolytes quelques jours avant une course. Mais attention, modifier son régime (surtout en sels) à l’approche d’une compétition est rarement une bonne stratégie, vous pourriez rencontrez des problèmes de digestion qui en fin de compte fatigueraient fortement votre organisme. 3.
Déshydratation L’autre
cause « numéro 1 » et qui a
l’avantage d’être plus avouable que la précédente. En plus,
devant le phénomène de sudation, on n’est pas
tous logé à la même enseigne. l Il suffit d’observer à l’arrivée d’une
compétition
la trifonction des athlètes pour constater les énormes différences de
perte en
sels minéraux. Chez certains, on dirait qu’elle sort de son emballage
d’origine
et chez d’autre, les parties noires sont presque blanchies par ces sels.
Par
temps chaud et humide, cela peut être dû à la
déshydratation et / ou la perte de sels minéraux. Si vous n'êtes pas
acclimaté
à la chaleur et l'humidité, vous allez en perdre plus dans votre sueur.
Pas
facile cependant d’adapter son corps à des conditions de course que
l’on
rencontre à Hawaii lorsque l’on habite en Norvège… et inversement.
Par
temps froid, on s’habille bien entendu chaudement et le
risque de
déshydratation est souvent aussi élevé que dans un climat chaud. Ne
vous
laissez pas duper par une température froide, vous pouvez quand même
souffrir
de déshydratation. Buvez en fonction de votre niveau de transpiration. D’un
autre côté, un froid intense ne favorise pas le bon fonctionnement des
muscles
qui tendent à se contracter plus fort pour produire de la chaleur. L’humidité est un facteur à prendre toujours en compte. Plus le taux d’humidité de l’air ambiant est important, moins le phénomène de refroidissement de l’organisme (évacuation de la chaleur par la transpiration/évaporation) est efficace. L’organisme n’a pourtant pas d’autre solution de refroidissement et le phénomène de transpiration augmente. L’hiver, même à l’extérieur ce phénomène est possible lorsque l’humidité causée par la sueur ne s’évacue pas ou peu de vos propres vêtements, vous connaissez le fameux K-Way ? 5. Boire trop
d'eau Cela semble paradoxal et pourtant... avec le
sentiment de bien faire pour rester hydraté, certains athlètes boivent
beaucoup d'eau dans les jours qui précédent
et ont parfois tendance à exagérer. Trop d'eau finit par diluer les
électrolytes (sels minéraux), et contribue à leur élimination des
cellules de
votre corps par le biais des urines. Du coup
le jour de la course, ces athlètes prennent le
départ avec une carence en électrolytes. Buvez suffisamment de liquides
pour
maintenir une urine de couleur jaune paille, même si ce n’est pas
évident à
contrôler. 6. Courir sur
un nouveau terrain Si on à l’habitude de s'entraîner sur un terrain très vallonné et que le jour de la course celui-ci est plat, ou vice versa, ce changement de relief semble contribuer à l’apparition des crampes. En course à pied, cette remarque est également valable pour le revêtement. Si l’on court uniquement sur de l’asphalte, un changement occasionnel de la nature du sol (terre, sable, boue) et inversement, sera probablement délicat. On revient inévitablement au point 1. « Une condition physique trop faible ».
Devinez
quoi ? J’ai pêché dans tous les 6 points
cités ci-dessus. Plus dans certains que d’autres. En 2011, j’avais
inscrit dans
mon planning l’Ironman de Lanzarote qui se tient mi-mai. Pour être bien
préparé,
il fallait que je fasse mes sorties longues en vélo l’hiver et comme
j’habite un
village de moyenne montagne (600m), il y fait souvent mauvais (rien à
voir avec
la côte…). Bref, j’ai donc fait beaucoup plus de home-trainer cette
année, et
parfois de longues sessions. L’air ambiant devient vite humide dans une
pièce
même aérée. Je transpirais beaucoup et comme j’étais à la maison, je
buvais à
volonté de l’eau du robinet (peu minéralisée). Au début du printemps,
j’ai
commencé à rencontrer des problèmes de crampes aux quadriceps et
parfois au
mollet lors de mes sorties longues extérieures. Bref, un
changement de terrain
(« home-trainer » versus « route »), un
entrainement régulier
en milieu humide et chaud induisant une sudation et une perte très
importante de
sels minéraux, une hydratation en eau
« pure » trop importante (pensant bien faire) qui accentuait
encore
ma perte en électrolytes, une carence en sels minéraux dans mon
alimentation
quotidienne,... après auto-analyse, tout ceci mis ensemble était à
l’origine de mes crampes… j'ai rapidement corrigé le tir et à l'heure où je vous parle, c’est déjà une vieille histoire !
Amusement et prudence !
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